Interview

D’ancienne complexée à conseillère en image

Retranscription de l’interview.

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Bonjour à tous et bienvenue sur « Je Suis Sublime ».

En cette période de fêtes, je souhaitais vous présenter un tout nouveau format vidéo où je vais interviewer des femmes que je caractérise d’impactantes et d’inspirantes. Car oui, tu n’es pas obligée d’être célèbre pour être cette femme, l’essentiel, c’est qu’à ton niveau, tu changes ton monde.

Ces femmes ont une histoire avec leur corps et bien évidemment, avec les vêtements. Et aujourd’hui, je reçois la « Sublime » Marjolaine, je n’en dis pas plus et je te laisse la découvrir.

 

Qui es-tu ?

Alors, je suis Marjolaine, à la tête de l’agence de conseil en image « Marjolaine et Vous », « Marjolaine et Vous » est une agence multi taille multi-ethnique qui s’occupe en priorité des femmes, grandes, petites et rondes.

 

Parle nous de ton métier ?

Alors, mon agence a été ouverte en 2014 et comme je disais ma première cliente était une femme ronde, noire, qui faisait une taille 50 et elle sortait d’une autre agence qui lui avait dit qu’il ne pouvait pas s’occuper ni de ses cheveux crépus, ni de sa taille 50.

Et donc elle est arrivée, moi j’étais fraîchement débarquée avec mon agence et elle m’a dit : « Mais tu corresponds exactement à ce que je recherche parce que je me suis fait jeter d’une agence qui avait pignon sur rue. Et toi, tu réponds à tous mes critères ».

Donc, voilà dans quel cadre j’ai pensé mon agence, vraiment dans le sens, que toutes les femmes puissent s’habiller, que toutes les femmes puissent trouver chaussure à leur pied, pantalon à leur taille et habiller toutes leurs rondeurs.

Qu’est-ce que je fais avec mes clientes, on part de l’intérieur, la base c’est l’intérieur, donc travailler tout ce qui va être complexe : barrières mentales, barrières psychologiques, dénouer tous les nœuds. Parce qu’une femme belle, en fait, elle l’est, parce déjà à l’intérieur, c’est guéri ou en voie de guérison.

Donc, on part souvent de l’intérieur pour aller vers l’extérieur. Et quand on travaille l’extérieur, on travaille le morpho style, le morpho visage, la colorimétrie, les séances shopping, les tris de garde-robe, tout ça dans une atmosphère détendue et ludique.

Le but, c’est de devenir vraiment autonome sur son image à la fin des accompagnements.

 

Le conseil en image, c’est quoi pour toi ?

En fait, je dis souvent aux personnes qui m’approchent que le conseil en l’image télévisuel, il est fait pour être télévisuel. Il est fait pour captiver les gens sur une heure ou une heure et demie. On a besoin de cet effet whaou, on a besoin de ce côté show, ce côté spectacle. Quand vous venez, en tout cas chez moi, il n’y a pas ce côté show, le but, c’est de prendre soin de vous.

Si vous arrivez avec une volonté de changer, c’est un peu comme quand on va chez le coiffeur pour se couper les cheveux. C’est parce qu’on est à un carrefour de notre vie et donc, du coup, on s’occupe de vous à ce carrefour-là.

En tout cas, je vous aide à trouver les billes au niveau de votre image. Pour remettre votre image au goût du jour pour la nouvelle vous, celle que vous voulez être pour ce nouveau chemin que vous empruntez.

Donc, effectivement, ce n’est pas que l’apparence extérieure. On est là vraiment pour se dire où tu en es, où est ce que tu veux aller. Quelle image tu veux avoir pour aller là où tu veux aller. C’est cela que l’on fait.

 

Quels ont été tes complexes ?

J’ai un parcours de complexée, une ancienne complexée parce que j’ai toujours été plus ou moins ronde et j’ai grandi avec une maman qui était très fine. Donc mon physique un peu rond, c’était un peu compliqué pour elle. J’ai été très longtemps très complexée. Mon adolescence je l’ai passé à m’habiller tout en noir, à faire des chemins détournés pour ne pas passer devant les gens.

Je ne peux pas dire que j’avais un complexe particulier, je ne m’aimais pas, vraiment je n’aimais pas. C’était du désamour global, il n’y avait pas une partie de mon corps, ou quoi, je ne m’aimais pas parce que justement ça ne plaisait pas à ma mère, donc ça ne me plaisait pas. J’ai fait énormément de régimes, j’ai fait énormément d’effet yoyo perdre 20 kilos, reprendre 40 kilos, j’ai été dans cette spirale-là;

Jusqu’au jour où j’ai dit non, on arrête, on arrête ça et j’ai été à Londres et en ayant été à Londres, j’ai découvert quelque chose d’autre. J’ai découvert qu’autre chose était possible.

Les femmes rondes comme moi, qui avaient des articles pour elles dans les magasins, des rayons dédiés ou pas forcément des rayons dédiés, c’est à dire que le même article était décliné pour toutes les tailles. Enfin, j’ai découvert un autre monde et je me suis dit qu’en fait, c’était possible d’avoir un look, d’être stylé avec mon 46/48.

Et à partir de là, ça a changé énormément de choses.

Et il y a eu la phase interne, la guérison en pardonnant à ma mère, c’était obligé de passer par le pardon. J’ai pardonné à ma mère et je me suis libérée de ça. Et cette phase extérieure, j’ai commencé à m’habiller comme je le voulais, comme tout ce qui était possible, Alors là j’ai fait la razzia sur les sites anglais. J’étais à Londres comme si Londres c’était devenu le Saint-Denis, c’est à deux à trois heures de train.

C’était comme si c’était une ville de province pour moi.

Du coup, j’ai rattrapé le temps perdu et j’ai changé d’image, j’ai changé de perception sur moi-même, en changeant de perception sur moi-même, j’ai commencé à développer de l’amour pour moi-même, en ayant pardonné aussi j’ai guéri de l’intérieur, donc il n’y a pas mal de choses aussi qui se mettent en place à l’intérieur. Ça a changé énormément de choses globalement.

 

Être ronde est un frein pour pouvoir s’habiller ?

Non, ce n’est pas une barrière du tout pour pouvoir bien s’habiller. Il faut connaître sa morpho, connaître ses atouts parce que les femmes rondes ont tendance à toujours focaliser sur leurs défauts. Donc connaître ses atouts et les mettre en valeur, et à partir de là, on commence un chemin vers l’amour de soi. Et après, quand on s’aime, il n’y a plus trop de problème.

Les femmes verront que porter ça ou ça, elles porteront selon leurs envies. Il faut progresser vers cet amour de soi.

 

Quel est ton rapport avec ton corps ?

Mon rapport au corps, pour moi, c’est devenu, comment dire…
En fait, j’étais tellement dans le déni, je l’ai tellement nié pendant tellement d’années, qu’aujourd’hui j’apprends à être sa meilleure amie.

J’apprends vraiment à être sa meilleure amie dans le sens où j’en prends soin, et j’apprends à le connaître aussi. Par exemple, ça peut être fou comme ça, mais cette année, j’ai vu ces réactions par rapport au stress que j’avais eu et que je mésestimais ou que je niais avant.

J’ai vu et je sais que dans certaines périodes de mon cycle, ou même dans certaines de l’année, je dois le mettre au repos. J’apprends à l’écouter beaucoup plus, à ne pas le nier et à en prendre soin.

Ça passe par l’alimentation, ça passe par les soins aussi extérieurs de peau, mais en tout cas, d’en prendre soin… En fait, je suis en train de lui dire : « ok on est ami toi et moi ». Et du coup, je vais à la plage, tout ce que je m’interdisais de faire parce que j’avais trop honte de lui, ben je le fais.

Alors peut être qu’avant j’étais beaucoup plus mince qu’aujourd’hui. Mais aujourd’hui, je dis : « on va à la plage toi et moi » (Rires)

 

Que représente les vêtements pour toi ?

Les vêtements, c’est une identité déjà, en fonction de comment on se sent dans sa vie. Pas forcément de la même façon. Et des fois, rien que pour se sentir bien. On peut mettre une jolie robe ou même ne serait-ce qu’un joli maquillage. Ça va tout de suite mieux.

Donc, c’est vraiment un carnet d’humeur, en fait.

Et puis, c’est quelque chose de ludique pour se dire ben oui, on peut se faire jolie pour soi et on veut se faire jolie aussi parce que c’est agréable, globalement, quand il y a quelqu’un qui ne se met pas forcément en valeur, on n’a pas forcément envie d’aller vers cette personne.

Donc non c’est un jeu, après c’est jeu auquel je mets de plus en plus de limites pour éviter de tomber dans ce qui est fast fashion, pour éviter de tomber dans l’achat gaspillage, maintenant je préfère acheter beaucoup plus en qualité qu’en quantité. Et j’apprends à mes clientes à consommer qualité plutôt que quantité. Mais c’est vrai que c’est un jeu.

 

Comment définirais-tu ton style ?

Le mien il me représente beaucoup, il est pétillant, même si aujourd’hui je suis tout en noir, mais pétillant et coloré.

 

Est-ce que ça t’arrive de te comparer ?

Plus maintenant, physiquement parlant, plus maintenant.
Je ne vais pas me mentir il y a encore en termes de réalisation, d’accomplissement, il faut que j’y travaille encore pour ne pas me comparer à la voisine, mais plus maintenant pour mon corps, parce que j’ai compris que de toute façon, sur les 7 milliards qu’on était sur Terre, il y a 7 milliards de morpho et de corps et qu’on doit faire avec celui qu’on nous a donné, donc non.

 

Comment fais-tu pour surmonter et cela et quels conseils peux-tu nous donner ?

Déjà, pour limiter le fait de se comparer, il faut toujours faire, comment dire….
On regarde en arrière tout ce qu’on a déjà accompli, ses achèvements, ses accomplissements.

Tout ce qu’on a fait, là où on s’est dépassé, là où l’on a nos réussites, nos victoires.

Toujours regarder à ce qu’on a déjà fait et voir tout le chemin parcouru. Ça nous évite de nous comparer, on est tous chacune dans notre couloir et on fait la course comme on veut. Certaines sont dans des sprints pendant un moment donné, d’autres sont dans des marathons, donc elles se réservent. D’autres sont dans de la marche à pied et d’autres sont à l’arrêt.

Tout dépend du chemin et où on en est sur ce chemin-là.

Donc, regardez à tous nos accomplissements et vraiment les avoir en tête. Parce que des fois, quand on est pris dans un coin où l’on pense qu’on est coincé, on oublie. On est tellement focalisé sur le problème qu’on oublie tout ce qu’on a déjà accompli et revoir tout ce qu’on a accompli, ça nous aide vraiment à se dire « Ok, ça avance, j’avance et j’y vais, je continue ».

 

Qu’est-ce la Marjolaine d’aujourd’hui aimerait dire à la Marjolaine d’hier ?

Pas facile cette question (rires).

Aujourd’hui, précisément ce jour, cette question n’est pas facile. Mais j’aimerais lui dire : « De ne pas avoir peur d’être, n’aie pas peur d’être toi-même. Parce que c’est justement ça qui fait ta force, de croire en toi et en tes capacités, de piétiner le syndrome de l’imposteur, et de vraiment te réaliser parce que tu as à l’intérieur de toi est très très bon, donc donne le ».

« Ne te dis pas que tu n’as pas, des fois quand tu regardes bien il y a, t’as une matière. Ok, ce n’est pas forcément financier, il y a du contenu, il y a de la matière et avec un peu de créativité, on peut créer des choses extraordinaires ».

Donc c’est ce que je lui dirais, mais de vraiment croire en elle en fait.

 

Un message à toutes les « Sublimes » ?

Ce que je peux vous dire, c’est que quand vous aurez acquis, quand ce sera clair pour vous que vous êtes sublimes, vous réaliserez des choses extraordinaires. Parce que débarrassés des complexes, vous serez propulsées à faire des choses que même aujourd’hui, vous ne savez pas en fait.

Mais le fait de s’accepter, d’accepter son image et de maîtriser son image, ça vous permet d’aller embrasser plein de choses de votre vie. Plein de domaines de votre vie que vous mésestimez.

 

Le mot de la fin ?

Je suis Marjolaine, et je suis Sublime.

 

Si tu as aimé cette vidéo, je t’invite à liker, à commenter et bien évidemment à partager autour de toi.
Pour finir, je suis sûre que tu es une femme inspirante et impactante.
Alors je t’invite à partager ton témoignage avec moi à l’adresse suivante : marine@jesuissublime.fr.

Je te dis à très vite pour une nouvelle interview

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